Le 7 mars prochain, la préfecture de police organise un exercice de gestion de crise de grande ampleur EU Sequana 2016, simulant une crue majeure en Ile-de-France. Un scénario, des exercices sur le terrain et des rendez-vous pour le public sont déjà prévus !

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site de la Préfecture de Police de Paris :
http://www.prefecturedepolice.interieur.gouv.fr/Sequana/EU-Sequana-2016

 

L’AQBB accueille P.C. Baguet, maire de Boulogne-Billancourt

AG-AQBB-050216À l’occasion de son assemblée générale annuelle, l’AQBB a reçu Pierre-Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt qui avait répondu à notre invitation pour échanger avec les adhérents présents sur différents sujets particulièrement sensibles pour les habitants du fleuve :

  • Arrêté préfectoral sur les rejets domestiques dans le fleuve : l’AQBB a renouvelé sa demande d’avoir un interlocuteur qualifié pour trouver des solutions techniques adaptées et réalistes  pour que l’ensemble des bateaux amarrés le long des berges puissent être raccordés aux canalisations d’évacuation des eaux usées.
  • Aménagement des berges : l’AQBB a rappelé sa demande de faire partie des associations intégrées dans la concertation avec les riverains pour ces projets d’aménagement des berges qui auront un impact fort sur les accès aux bateaux et la qualité des vie de nos adhérents.
  • Avancée des travaux de l’île Seguin et du Grand Paris : le Maire a dressé un état des  différents chantiers en cours ; les travaux sur l’île Seguin avancent
  • Régularisation des bateaux-logements en stationnement litigieux : le Maire a confirmé que les équipes municipales sont en contact régulier avec Ports de Paris pour obtenir que les engagements pris depuis près de 2 ans maintenant (avril 2014 !) par Ports de Paris soient bien honorés ; un projet de déplacement de certains bateaux est en cours ; l’AQBB a demandé qu’une réunion tripartite soit montée rapidement pour que les solutions soient trouvées en concertation avec les propriétaires des bateaux-logements qui sont les premiers concernés.
  • D’autres sujets comme la sécurité des accès, les contrôles sur les quais, la propreté des quais, le ramassage des ordures ménagères, … ont aussi été abordés.

Sur tous ces points, PC Baguet et son équipe ont confirmé qu’ils étaient mobilisés et disponibles pour des réunions de travail avec nous. Nous serons particulièrement attentifs à ce que ces dossiers avancent dans les prochaines semaines.

La Fête des Quais 2015 en images

Samedi 12 septembre dernier, avec une météo peu clémente, l’AQBB a organisé sa troisième Fête des Quais sur le Port Legrand, proche du Pont de Sèvres, à Boulogne-Billancourt.
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Malgré des pluies abondantes, plusieurs familles courageuses sont venues participer aux ateliers, visiter l’exposition de photos des  quais hier et aujourd’hui ou simplement déguster les spécialités cuisinées par les adhérents de l’association, tous résidents sur les bateaux logements amarrés aux berges de Boulogne-Billancourt.

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Comme chaque année, gros succès de l’atelier maquette ; découvrez les créations en cliquant sur les vignettes de la galerie ci-dessous :

Sur le Charles Ashley, Najade, Aghrion (de l’association Espaces dont vous pouvez découvrir le projet de Passeur de Seine ici) ou sur le Longtze de Voiles de Seine, les promenades sur l’eau sur des embarcations à moteur ou à voile ont bien eu lieu mais les averses ont dû rebuté de nombreux visiteurs. Merci à tous les propriétaires pour leur disponibilité, leur accueil à bord et leur sourire malgré une météo décourageante. Les grandes croisières organisées par l’Office de Tourisme de Boulogne-Billancourt se sont déroulées aux horaires prévues pour permettre à tous les spectateurs de découvrir Boulogne-Billancourt depuis la Seine.
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Le Longtze de Voiles de Seine assure les promenades pendant la Fête des Quais 2015

De nombreux élus et responsables de la mairie sont venus sur notre manifestation qui prend place maintenant dans le calendrier des événements réguliers de Boulogne-Billancourt. Nous en profitons pour remercier les équipes municipales et les services techniques qui ont soutenu notre manifestation en apportant tout les équipements et le matériel nécessaires pour que l’accueil soit le meilleur possible.IMG_34784234

89Heureusement la fanfare puis l’orchestre ont su animer l’après midi avant le grand feu d’artifice tiré depuis l’autre rive dans le parc de St-Cloud.

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Merci à tous les bénévoles de l’AQBB qui ont fait de cette fête un moment de convivialité chaleureux. Nous espérons que le temps sera plus clément l’an prochain et nous vous donnons rendez-vous dès à présent pour la Fête des Quais 2016.74

IMG_3461N’hésitez pas à poster vos commentaires pour nous faire part de vos suggestions afin que cette Fête des Quais soit aussi la vôtre dans le cadre de notre objectif partagé avec M. Baguet,  Maire de Boulogne-Billancourt, de rendre accessible la Seine à tous les boulonnais.

À bientôt

L’île Seguin refait enfin surface

Ile Seguin en travauxUne cité musicale d’un côté, un pôle d’art contemporain de l’autre, la reconversion de l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt, prend forme. Mais il aura fallu vingt-deux ans après la fermeture de l’usine Renault pour imaginer un avenir à ce territoire mythique. L’illustration du mal qui ronge la France : un immobilisme entretenu par l’administration et les élus.

C’est un grand panneau qui prévient le visiteur à l’entrée de l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt: «La phase chantier démarre.» À la pointe aval, des grues sont en pleine action. Une cité musicale, comportant une salle de spectacles de 4000 places, commence à sortir de terre. Les premiers concerts sont prévus pour fin 2016. À la pointe amont, le terrain est grillagé. Et tout est encore à l’abandon. Mais, dès l’été 2015, les travaux débuteront, pour construire un pôle d’art contemporain baptisé R4. Galeries d’art, halle d’expositions, salles des ventes… Cet ensemble devrait être ouvert au public fin 2017. Au centre de l’île, tout n’est pas encore réglé, car le PLU (plan local d’urbanisme) est attaqué devant la justice. Mais les habitants ont validé par référendum la construction d’une tour, d’un multiplexe cinémathographique Pathé et d’un grand jardin.Plan projet île Seguin
Il était temps que les travaux démarrent! L’usine Renault, qui a fait entrer l’île Seguin dans l’histoire, a fermé ses portes en mars 1992. Depuis, ce territoire mythique de 11,5 hectares, où l’on a produit des millions de 4CV ou de Supercinq, était devenu une vulgaire friche. Il aura donc fallu vingt-deux ans pour imaginer un avenir à ce lieu idéalement placé, sur la Seine, aux portes de Paris. De quoi désespérer Billancourt? En tout cas, un exemple illustrant la langueur qui s’est emparée de notre pays. «Sur l’île Seguin, on peut lire l’effacement de la France», souligne l’architecte Roland Castro.

Ces blocages sont apparus en pleine lumière lors d’un ratage spectaculaire: l’installation avortée de la Fondation Pinault. Fin 2000, François Pinault annonçait qu’il voulait créer sur l’île Seguin un musée où il présenterait sa collection d’art contemporain. Un projet à 150 millions d’euros que ce capitaine d’industrie s’engageait à financer sur sa propre cassette. Cinq ans plus tard, il jetait l’éponge et partait installer sa collection à Venise. La faute, selon lui, à l’administration française rongée par le cancer de la lenteur. «Le temps d’un projet culturel privé ne peut pas être celui d’un projet public, expliquait-il dans une tribune publiée dans Le Monde, en mai 2005. Le temps d’un entrepreneur, c’est celui de son existence, de son âge (…). Le temps d’une administration, c’est celui des procédures (…), d’une résignation face aux pesanteurs, aux mois qui s’ajoutent à des semestres pour aboutir à des années de retard.» Car, à force de dépollution du terrain qui a traîné en longueur, de retards dans la démolition de l’ancienne usine Renault, de recours contre le plan local d’urbanisme de Boulogne, l’ouverture de cette fondation d’art contemporain, prévue initialement en 2005, n’était plus possible avant 2009 ou 2010. Trop tard pour l’entrepreneur breton.

Mis en cause, Jean-Pierre Fourcade, qui était le maire de Boulogne de 1995 à 2008, contre-attaque: «La dépollution des terrains, qui a pris beaucoup de temps, nous a fait perdre un an et cette erreur m’est imputable, reconnaît l’ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing. Mais si François Pinault a renoncé, c’est aussi parce que sa famille était effrayée par le coût de l’opération sur l’île Seguin. D’ailleurs, à Venise, le Musée Pinault est plus petit que ce qui était prévu à Boulogne.» Des affirmations démenties très vigoureusement dans l’entourage du fondateur de PPR, devenu Kering, qui rend toujours l’administration et les élus locaux responsables de l’abandon du projet. «Jean-Pierre Fourcade n’a peut-être pas compris l’ampleur de ce projet, confie un proche de François Pinault. D’ailleurs, il est très rarement venu voir la maquette du musée.» L’absence d’atomes crochus entre le milliardaire autodidacte et l’élu énarque n’a pas, non plus, aidé ce dossier. «Ils ne se sont pas entendus, résume Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine. Il y a eu un choc culturel entre un grand serviteur de l’État et un entrepreneur.»

L’empilement des autorisations, la complexité des procédures, la multiplication des comités Théodule consultés sur tout et sur rien… Ces éléments ont plusieurs fois joué de mauvais tours à l’île Seguin. Le projet d’art contemporain baptisé R4 a bien failli ne jamais voir le jour. Obtenu en juillet 2013, son permis de construire a été attaqué en justice par des associations en novembre. De quoi décourager le porteur du projet, le groupe suisse Natural Le Coultre, car un tribunal administratif met facilement 18 mois avant de rendre une décision. Même si la justice tranchait en faveur du projet, cela retardait d’autant la livraison du bâtiment. Grâce à quelques concessions accordées aux associations, le dernier recours contre le permis de construire a été retiré début septembre 2014.

Mais si l’île Seguin est restée si longtemps un terrain vague, l’État n’y est pas pour rien. Il s’est désintéressé du sort de l’ex-forteresse ouvrière. «La priorité des pouvoirs publics, c’était le rééquilibrage de Paris à l’est, pas la reconversion de l’île Seguin», affirme Louis Schweitzer, le commissaire général à l’investissement, qui était le patron de Renault entre 1992 et 2005. À l’annonce de cette fermeture, en 1989, le premier ministre, Michel Rocard, avait promis de faire une OIN (opération d’intérêt national), un statut qui aurait permis d’éviter que ce bout de terre soit livré aux intérêts particuliers. Las, l’idée a été oubliée. Et, comme personne n’avait ce dossier en charge, tout le monde y est allé de son projet.

Un jour, l’île Seguin devait devenir une cité scientifique accueillant l’Inserm et l’Institut du cancer ; un autre, un jardin de sculptures ; le surlendemain, on parlait d’y installer des groupes comme Microsoft ou M6 ; une autre fois, d’y construire un musée de l’histoire de France. En 2000, l’architecte Jean Nouvel voulait même s’opposer à la démolition de l’usine désaffectée. «On a multiplié les colloques et les concours d’architectes, explique Roland Castro. Mais rien de concret n’est sorti de tout ça.»

Comme il n’y avait pas de chef d’orchestre désigné, chaque acteur du dossier a joué sa partition dans son coin. Renault, qui était propriétaire de l’île Seguin mais aussi d’autres terrains désaffectés environnants (notamment le quartier du Trapèze), a longtemps gardé le pied sur le frein. «Renault n’avait qu’un seul objectif: vendre les terrains le plus cher possible, raconte Thierry Solère, député UMP de Boulogne. Avec la crise immobilière des années 1990, qui a fait chuter les prix, le groupe a préféré garder ces fonciers au chaud.» Pour Jean-Pierre Fourcade, élu maire de Boulogne en 1995, l’île Seguin n’a pas été un dossier prioritaire. «Mon prédécesseur m’avait laissé une ville avec un énorme trou à la place du centre-ville, dit-il. Je me suis d’abord occupé de résoudre ce problème.»

Voilà pourquoi il ne s’est rien passé sur l’île Seguin au cours de la dernière décennie du XXe siècle. D’autant que, si Boulogne est toujours resté à droite, les maires se sont succédé sans discontinuer. Georges Gorse, Paul Graziani, Jean-Pierre Fourcade: il y en a eu trois en dix ans. Chacun avec sa vision du dossier. La situation s’est encore détériorée dans les années 2000 quand les deux prétendants à la mairie (le vieux lion, Jean-Pierre Fourcade, et le jeune premier, Pierre-Christophe Baguet) se sont déchirés sur la question. «Ils ont pris cette île en otage, affirme Jean Nouvel, chargé aujourd’hui de coordonner l’aménagement de ce lieu par la mairie de Boulogne. Tout projet proposé par l’un était systématiquement bloqué par l’autre.»

Ainsi, en 2000, Pierre-Christophe Baguet, alors premier adjoint au maire, a empêché la modification du POS (plan d’occupation des sols) de la ville proposée par Jean-Pierre Fourcade. Or c’était un préalable à la reconversion du site. Rebelote en 2008 quand le même Pierre-Christophe Baguet a battu Jean-Pierre Fourcade aux municipales et lui a succédé à la mairie. Son prédécesseur avait promis l’installation sur l’île Seguin de l’Inserm, d’une antenne d’une université new-yorkaise, de l’Institut national du cancer, d’un hôtel… rien ne s’est réalisé. «Ça ne s’est pas fait car tous ces projets se sont dégonflés, argumente Pierre-Christophe Baguet. L’université américaine, par exemple, a préféré rester dans Paris.» Le maire a préféré défendre les projets qui portent sa patte: la cité musicale, un projet financé par le conseil général des Hauts-de-Seine mais qui ne se serait pas fait si Boulogne n’avait pas cédé le terrain en 2010 pour un euro symbolique ; ou le centre d’art contemporain baptisé R4 que Baguet a soutenu depuis les premières esquisses, en 2011.

Il s’est aussi beaucoup investi pour aménager le centre de l’île. Mais avec des tournants à 180 degrés qui ont fait perdre plusieurs années. Pendant la campagne municipale de 2008, il défendait l’idée de garder un côté bucolique dans cette partie de l’île. Finalement, il a demandé à Jean Nouvel de concevoir un projet plus urbanisé avec cinq tours. «J’ai changé d’avis quand j’ai découvert que mon prédécesseur avait dépensé ou engagé 180 millions pour aménager l’île Seguin (achat du terrain, création d’un pont…), argumente Pierre-Christophe Baguet. J’ai donc défendu un projet susceptible de générer plus de recettes pour Boulogne.» Devant la bronca de la population, le maire a organisé, fin 2012, un référendum entre trois options toutes redessinées par Jean Nouvel. Et la population a opté pour un projet moins bétonné avec une seule tour.

Fin de l’histoire et début des travaux sur le centre de l’île? Que nenni. Des riverains ont attaqué en justice le plan local d’urbanisme adopté mi-2013. Tant que les juges ne l’auront pas jugé légal, la tour et le cinéma multiplexe ne sortiront pas de terre. «On n’est pas sortis de l’auberge», soupire Pierre-Christophe Baguet.

Par Jean-Yves Guerin
Le Figaro Immobilier – Lien vers l’article original

La Fête des Quais 2014 en images

AQBB 2014 (362)AQBB 2014 (379)AQBB 2014 (383)AQBB 2014 (169)Cette année la Fête des Quais s’est déroulée sur 2 jours, ce qui nous a permis d’accueillir plus de visiteurs et de curieux venus découvrir les animations nautiques, les expositions ou venus simplement profiter des rayons de soleil entre deux averses.

AQBB 2014 (186)AQBB 2014 (163)AQBB 2014 (122)AQBB 2014 (1)AQBB 2014 (14)AQBB 2014 (212)AQBB 2014 (33)AQBB 2014 (338)AQBB 2014 (352)AQBB 2014 (353)AQBB 2014 (64)AQBB 2014 (30)AQBB 2014 (387)AQBB 2014 (370)AQBB 2014 (369)AQBB 2014 (336)AQBB 2014 (367)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un grand merci à toutes les équipes de la Mairie et à tous les adhérents de l’association qui ont permis que cette Fête soit un succès.

Des promenades sur l’eau, des croisières plus longues organisées avec l’Office du Tourisme de Boulogne-Billancourt pour découvrir toutes les berges de la ville, des animations pour les enfants, des expositions sur l’histoire des berges, de la musique, des buffets, des démonstrations de kayak, de stand-up paddle, une démonstration et des ateliers avec les équipes de la Croix-Rouge, un atelier enfants de fabrication d’objets flottants avec un concours à la clé, une tombola pour finir la journée le dimanche;

 

Un grand merci aussi aux professionnels, Espaces 92, Le Dock Flottant, Effort, … venus exposer leur matériel et participer activement à cette rencontre entre la Seine, ses habitants et tous les boulonnais.

Merci à tous, organisateurs et visiteurs et
RENDEZ-VOUS L’ANNÉE PROCHAINE !

Merci à Dorota pour toutes ses photos.

Quand la Seine débordera…

Seine

Deux études révèlent que l’Île-de-France est mal préparée à une crue de grande ampleur. 

La Seine va et vient. Actuellement, elle reflue sur les quais parisiens ; rive gauche, les marches amovibles au pied du musée d’Orsay vont être réinstallées après avoir été retirées le 12 novembre. De même, un tout nouvel équipement, une halle couverte, est en cours de montage sur cette promenade des voies sur berges : elle servira notamment pour le Téléthon la semaine prochaine. Quand le fleuve regonflera – sans doute à nouveau ces prochains jours –, ces équipements temporaires seront à nouveau démontés par la mairie de Paris (pour un coût de l’ordre de 50.000 euros à chaque fois). Lorsque le fleuve grossit puis rentre dans son lit, la référence à la « crue du siècle » (1910) surgit, et les Parisiens scrutent – à tort – le Zouave du pont de l’Alma : la célèbre statue a été déplacée et ne constitue plus un bon repère…

Cet automne, le spectre traditionnel de la crue centennale est étayé par deux études très sévères sur le manque de préparation de la région. Le Haut Comité français pour la défense civile (HCFDC) a tiré des conclusions suite à la gestion de crise de l’ouragan Sandy à New York, et décrit un « sous-dimensionnement inquiétant » du système de commandement en France. De son côté, l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques, doit rendre un rapport le 24 janvier sur « la gestion des risques d’inondation sur le bassin de la Seine en Île-de-France ». Un prérapport laisse déjà filtrer certains résultats : une crue majeure de la Seine du type de celle de 1910 affecterait 5 millions de citoyens (presque un Francilien sur deux) et coûterait plus de 40 milliards d’euros ainsi qu’un à deux points de croissance. Or, selon les responsables de l’étude, il n’existe pas aujourd’hui de vision stratégique d’ensemble pour prévenir et limiter la catastrophe : le millefeuille administratif – ministères de l’Intérieur, de l’Écologie, collectivités locales, communes et aussi établissement public des grands lacs de Seine, situé en amont – induit des périmètres de responsabilités qui se chevauchent et ne sont pas forcément efficaces. « Il y a tellement d’acteurs, et des moyens disparates que tout s’empile, les villes ont du mal à coopérer », résume la géographe Magali Reghezza, auteure de Paris coule-t-il? en 2012.

En banlieue, les transports et l’électricité seront perturbés

En cas de crue exceptionnelle, la préfecture de police déclenchera un dispositif Orsec et coordonnera les actions. Mais « en matière de prévention, c’est-à-dire bien avant la survenue d’une telle catastrophe, il n’y a pas de pilote, un dysfonctionnement souligné par l’OCDE », estime l’universitaire.

La RATP ou la mairie de Paris ont établi des plans, une batterie de mesures à mettre en place au fur et à mesure que le niveau de l’eau de la Seine monte. « Dans la capitale, il faut relativiser les conclusions de l’OCDE. Nous sommes plutôt bien préparés, car nous essayons sans cesse d’anticiper tous les dommages qui pourraient survenir. Nous avons des systèmes de protection amovibles, des rehausses de parapets, des batardeaux qui devraient protéger la voirie », explique Éric Defretin, chargé de la gestion de crise à la direction de la prévention et de la protection de la mairie de Paris. « Mais, même si Paris n’est pas inondé, il peut y avoir des perturbations dans les transports en banlieue et des problèmes de distribution du courant électrique qui pourraient générer des dysfonctionnements de la ville dans sa globalité. »

La petite couronne est en effet moins bien protégée. Les murets anticrue y sont plus bas qu’à Paris, de 1,30 m à 1,50 m selon les endroits, et ne sont pas toujours bien entretenus. Cette « iniquité », selon les termes du prérapport, a une explication historique : les investissements ont été faits en fonction des dégâts occasionnés en 1910, alors que la banlieue était peu urbanisée. Depuis, des zones inondables ont été construites : 1.500 ha sur ces vingt dernières années. Bien souvent, le risque d’inondation n’est pas du tout pris en compte. Le projet de renouvellement du quartier des Ardoines et de la gare de Vitry dans le Val-de-Marne est l’un des rares à intégrer la survenue éventuelle d’une crue majeure dès sa conception. « Nous travaillons sur des pistes d’aménagement où l’on se met à la place des pompiers et de l’armée qui devront intervenir en cas de crise », décrit Marien Billard, chargé d’opération sur les ZAC des Ardoines, et de la conception résiliente. « On envisage de surélever la voirie de quelques dizaines de centimètres à un mètre selon les endroits, et de construire les rez-de-chaussée sur cette voierie rehaussée. En cas d’inondation, l’on pourrait toujours circuler. »

Une « anesthésie de la prise de conscience »

Pour le Haut Comité français pour la défense civile, comme pour l’OCDE, l’information des politiques, des entreprises – notamment les PME – et des citoyens est peu développée (il n’y a pas de campagne « signifiante » selon le HCFDC). L’organisme économique parle, lui, d’une « anesthésie de la prise de conscience » des risques dus à l’absence de crue majeure depuis près de soixante ans. « C’est le rôle de l’État, explique Corinne Rufet, vice-présidente du conseil régional chargée de l’environnement, nous agissons dans nos domaines de compétences, sur la biodiversité, l’aménagement du territoire, sur la préservation des zones humides. Mais l’information des populations est une mission régalienne. » Pour l’enseignante à l’École normale supérieure Magali Reghezza, « les municipales seraient le bon moment pour parler de ce que les pouvoirs politiques peuvent faire, des sommes à engager et de la gouvernance à l’échelle du Grand Paris ».

Des lacs pour limiter les dégâts

La crue de 1910 reste l’inondation la plus grave qu’ait connue Paris au XXe siècle. Ce janvier-là, douze arrondissements parisiens sont envahis par les flots, et une trentaine de villes de banlieue se retrouvent sous les eaux de la Seine pendant plusieurs semaines.

Une crue aussi spectaculaire et catastrophique se reproduit en moyenne une fois tous les cent ans. Pour limiter l’impact d’un tel événement, quatre lacs réservoirs ont été creusés en amont de Paris, entre 1950 et 1990. Ils permettent d’abaisser de 50 à 70 cm le niveau du fleuve en crue. L’établissement public territorial de bassin (EPTB) Seine Grands Lacs porte un projet de cinquième lac, plus petit : un « casier » dans la plaine de la Bassée en Seine-et-Marne, qui permettrait de stocker 10 millions de mètres cubes supplémentaires, afin d’abaisser encore le niveau d’une crue de 20 à 60 cm. Coût : 100 millions d’euros.

Marie-Anne Kleiber – Le Journal du Dimanche – Samedi 30 novembre 2013

En cas de grande crue, 430 000 logements menacés en Ile-de-France

Seine crue 2010Quelque 430 000 logements d’Ile-de-France, soit près de 8 % de l’habitat, sont menacés en cas de grande crue semblable à celle qui frappa Paris en 1910, selon un rapport publié lundi 2 décembre, une semaine après un exercice de simulation d’inondation en aval de la capitale. Le coût direct d’une inondation majeure en Ile-de-France est estimé entre 17 et 20 milliards d’euros, dont au moins un tiers pour l’habitat.

Le Val-de-Marne et les Hauts-de-Seine, directement en amont et en aval de Paris, seraient particulièrement menacés par une crue centennale, selon l’Institut d’aménagement et d’urbanisme (IAU). Si les « protections » développées par Paris peuvent « théoriquement protéger d’une inondation par débordement jusqu’au niveau de la crue de 1910, le reste de l’agglomération apparaît beaucoup plus vulnérable », souligne son étude.

Dans le Val-de-Marne, on estime à 123 000 les logements aujourd’hui en zone inondable et à près de 95 000 dans les Hauts-de-Seine. Dans la capitale, plus de 100 000 logements le sont encore, mais « on sait que Paris est protégé jusqu’à une cote de 1910. En théorie du moins », selon Ludovic Faytre, responsable de l’étude. Une crue majeure pourrait toucher 8 % des logements franciliens, soit près de 435 000 foyers et 850 000 personnes, selon ses estimations.

CINQ MILLIONS DE PERSONNES CONCERNÉES

En dépit d’une forte pression foncière, « on arrive aujourd’hui à limiter l’extension urbaine en zone inondable », souligne M. Faytre. Mais « on a peut-être un peu plus de mal à contenir le renouvellement urbain », avance-t-il pour expliquer pourquoi, depuis le début des années 1980, plus de 100 000 logements ont été construits en zone inondable en Ile-de-France, dont 85 % dans l’habitat collectif.

Cette étude, réalisée en comparant la cartographie des zones à risque avec les fichiers fonciers du ministère des finances, vient s’ajouter aux travaux plus larges réalisés pour l’établissement public territorial de bassin (EBTP) Seine Grands Lacs, responsable de la lutte contre les inondations. Selon ces études, l’Ile-de-France et ses 12 millions d’habitants sont insuffisamment préparés pour faire face à une crue historique.

Une inondation semblable à celle de janvier 1910, qui avait vu la Seine monter à 8,68 mètres, « impacterait directement et indirectement 5 millions de citoyens et de nombreuses entreprises », représentant un tiers de l’activité économique du pays, selon ces travaux de l’organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) pour l’EPTB.

Métro fermé, RER inondé, carburant rationné : quand la Seine débordera

SeineÇa ne sera pas pour cette fois-ci. La grande crue de la Seine ne se produira pas, sauf événement exceptionnel, en ce printemps 2013. Le fleuve, ce jeudi 9 mai, atteindra une cote de 3,40 mètres à Paris, soit un à deux mètres au-dessus de son étiage habituel. C’est suffisamment impressionnant pour garantir quelques gros titres, mais pas assez pour perturber la capitale. Certains tronçons des voies sur berges seront fermés à la circulation quelques heures, tout au plus quelques jours. On aura beaucoup joué à se faire peur.

Une dernière petite averse. Pour Magali Reghezza-Zitt, géographe et auteure de « Paris coule-t-il » (Fayard, 2012), ce n’est que partie remise. Pour elle, cela ne fait aucun doute (lire ici un article à propos de son livre). Seule la date est (évidemment) impossible à connaître. Un automne pluvieux dans le bassin de la Seine, des couches de neige accumulées qui fondent d’un seul coup, des pluies persistantes au printemps et… une dernière petite averse finiront par provoquer une crue centennale, comparable au fameux événement du début 1910, qui avait duré sept semaines (oui sept semaines, de la fin janvier à la mi-mars). La Seine atteindra les 6 ou les 7 mètres, voire 8,60 mètres (soit 34,60 mètres au-dessus du niveau de la mer) comme au début du siècle dernier. Cet hiver-là, car il y a de fortes chances que la crue se produise l’hiver, les infrastructures de la capitale seront durement touchées, et les transports en particulier. Rien à voir avec une fermeture temporaire des voies sur berges, un événement qui se produit environ deux fois par décennie.

Armée. « Une partie des voies d’accès à Paris, l’A4 ou l’A86, seront sous l’eau. Le carburant sera rationné et utilisé prioritairement pour les aéroports ou les groupes électrogènes alimentant les hôpitaux », explique la géographe, interviewée par téléphone mercredi 8 mai. Dans la capitale et sa proche banlieue, « il sera impossible de passer d’une rive à l’autre », poursuit-elle. Si les ponts ne seront pas inondés, les piles se trouveront sous l’eau. « Le passage, contrôlé par l’armée, sera donc interdit aux véhicules motorisés ». Il aura fallu, pendant la période de montée des eaux qui durera une dizaine de jours, « évacuer les parkings souterrains, causant sans doute de gros embouteillages, puis stocker les véhicules non loin de Paris, où ils seront surveillés », indique Mme Reghezza-Zitt.

Les stations de métro situées en zone inondée (un petit quart du territoire de la capitale) seront fermées lorsque la Seine atteindra 6,60 mètres. Le tunnel du RER C, qui longe le fleuve, sera volontairement mis en eau au même moment, afin de prévenir tout effondrement. Il faudra, en quelques jours, calfeutrer les bouches de métro. Au maximum de la catastrophe, « 41 stations seront fermées, et 140 kilomètres de ligne seront touchées, sur les 212 existants », signale l’auteure. Le matériel roulant aura été mis hors d’eau et les composants électroniques démontés. Des gares de Lyon et Saint-Lazare ne partira aucun train, et le RER A sera menacé, surtout en banlieue.

Eau noire. L’énergie constituera un bien précieux. Les coupures d’eau et d’électricité affecteront une part importante des Franciliens. Or, sans électricité, pas de métro, pas d’Internet, pas de téléphone portable, pas de digicode, pas d’Autolib’, pas de Vélib’. Il restera la marche à pied, de préférence sur des planches, « car l’eau, noire et contaminée, pourra cacher des trous laissés par les plaques d’égout qui auront sauté », prévient Mme Reghezza-Zitt. Et on se déplacera aussi à vélo ou à roller, en tous cas dans les zones maintenues au sec, « un peu comme lors des grèves de 1995 », précise la géographe.

Une future gare inondable. La crue parisienne ressemblera à celle qu’a connue New York au moment de l’ouragan Sandy, fin octobre 2012. Dans le sud de Manhattan, le métro ne fonctionnait pas, les magasins d’alimentation n’étaient pas approvisionnés, les habitants faisaient la queue pour recharger leurs appareils électroniques. En novembre dernier, un consultant, mandaté par les autorités françaises, a parcouru New York pour tirer les leçons de l’épisode Sandy. Il n’est toutefois pas certain, de ce côté-ci de l’Atlantique, que toutes les erreurs du passé soient prises en compte. Ainsi, le projet de Grand Paris Express (aussi appelé « Grand 8 » ou « supermétro ») prévoit une gare souterraine dans le quartier des Ardoines, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Si son implantation est confirmée, la nouvelle gare sera située « à 300 mètres du fleuve, dans une nappe phréatique », regrette Mme Reghezza-Zitt.

Précisions, à toutes fins utiles : Mme Reghezza-Zitt ne fait pas dans la plaisanterie. Agrégée et docteur en géographie, a effectué une thèse de quatre ans sur la crue de la Seine. J’avais lu son livre l’an dernier. Je l’ai rappelée ce 8 mai pour qu’elle livre son point de vue sur le phénomène en cours.

Enfin, les conséquences les plus graves, ce n’est pas pendant la crue, mais après, comme l’éprouveront ces habitants de Buchères (Aube), touchés par la crue de ces derniers jours.

08 mai 2013, par Olivier Razemon, sur Le Monde Blogs

La 1ère Fête des Quais de l’ AQBB

Des centaines de visiteurs venus entre amis ou en famille, un accord parfait et un soutien sans faille de la Mairie de Boulogne-Billancourt, un support de Ports de Paris, une équipe AQBB créative, motivée et souriante et surtout … du SOLEIL. Que demander de plus pour cette première Fête des Quais qui nous rapproche de notre Ville et de nos voisins.
Retrouvez ci-dessous quelques images souvenirs des bons moments de cette journée.

aqbb 2013 900Des ballades sur la Seine et des mini-croisières commentées pour découvrir Boulogne depuis le fleuve ; vous avez été plus de 350 à faire le voyage. Nos trois bateaux : le Charles Ashley (ci-dessus), canot de sauvetage anglais restauré par une association de passionnés, l’Agrion (ci-dessous à gauche), ponton canadien (catamaran en aluminium) affrêté par l’association Espaces 92 que nous remercions pour leur participation

2013-09-15 12.12.15et le Paris Yacht (ci-dessous à droite), une splendide vedette de 14 m avec un pont en teck digne des plus beaux yachts d’autrefois.

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Mais aussi des sorties en canoë kayak, 2013-09-15 14.09.07

des promenades en gondole pour tous les goûts et tous les âges avec les équipes de l’ACBB de l’Île de Monsieur.2013-09-15 15.24.19

Une fanfare pour une ambiance musicale familiale et bon enfant. IMG_2805

Des animations pour les enfants : matelotage, chamboule-tout et pêche à la ligne …IMG_2803 2013-09-15 14.43.07 IMG_2838

Des séances de relaxation, en plein air, au bord de l’eau et au soleil IMG_2819

et une tombola pour clôturer l’événement.2013-09-15 17.42.58

Une équipe de choc derrière les tartes, quiches, verrines et autres gourmandises cuisinées sur nos bateaux sans oublier les 10 litres de crêpe servies tout au long de la journée.IMG_2783 IMG_2906
Ci-dessous à gauche, une expo photo réalisée avec les archives de la Ville pour découvrir les transformations des berges depuis 100 ans.IMG_2873
Et la visite de M. Baguet, Maire de Boulogne-Billancourt, venu soutenir notre initiative.2013-09-15 16.48.49

Et quelques images insolites : une fanfare sur un bateau de sauvetage, un énorme vaisseau solaire de retour de son tour du monde et un visiteur mécontent qu’on ne le laisse pas jouer au chamboule-tout.2013-09-15 14.26.01IMG_2937

aqbb-2013-952Vos commentaires et suggestions sont les bienvenus pour faire de la prochaine Fête des Quais un nouveau succès.

À l’année prochaine.

Question Prioritaire de Constitutionnalité, nos adhérents passent à l’action

CC-QPCRevivez la séance du 12 septembre au Conseil constitutionnel sur la demande faite par un de nos adhérents et plaidée par Maître Yan Normand pour que la loi de 2006, dite Loi Ollier ou Loi sur l’eau soit frappée d’inconstitutionnalité. L’avis rendu ne nous a pas donné raison mais les attendus nous permettront peut-être d’agir à nouveau.