L’AQBB accueille P.C. Baguet, maire de Boulogne-Billancourt

AG-AQBB-050216À l’occasion de son assemblée générale annuelle, l’AQBB a reçu Pierre-Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt qui avait répondu à notre invitation pour échanger avec les adhérents présents sur différents sujets particulièrement sensibles pour les habitants du fleuve :

  • Arrêté préfectoral sur les rejets domestiques dans le fleuve : l’AQBB a renouvelé sa demande d’avoir un interlocuteur qualifié pour trouver des solutions techniques adaptées et réalistes  pour que l’ensemble des bateaux amarrés le long des berges puissent être raccordés aux canalisations d’évacuation des eaux usées.
  • Aménagement des berges : l’AQBB a rappelé sa demande de faire partie des associations intégrées dans la concertation avec les riverains pour ces projets d’aménagement des berges qui auront un impact fort sur les accès aux bateaux et la qualité des vie de nos adhérents.
  • Avancée des travaux de l’île Seguin et du Grand Paris : le Maire a dressé un état des  différents chantiers en cours ; les travaux sur l’île Seguin avancent
  • Régularisation des bateaux-logements en stationnement litigieux : le Maire a confirmé que les équipes municipales sont en contact régulier avec Ports de Paris pour obtenir que les engagements pris depuis près de 2 ans maintenant (avril 2014 !) par Ports de Paris soient bien honorés ; un projet de déplacement de certains bateaux est en cours ; l’AQBB a demandé qu’une réunion tripartite soit montée rapidement pour que les solutions soient trouvées en concertation avec les propriétaires des bateaux-logements qui sont les premiers concernés.
  • D’autres sujets comme la sécurité des accès, les contrôles sur les quais, la propreté des quais, le ramassage des ordures ménagères, … ont aussi été abordés.

Sur tous ces points, PC Baguet et son équipe ont confirmé qu’ils étaient mobilisés et disponibles pour des réunions de travail avec nous. Nous serons particulièrement attentifs à ce que ces dossiers avancent dans les prochaines semaines.

L’île Seguin refait enfin surface

Ile Seguin en travauxUne cité musicale d’un côté, un pôle d’art contemporain de l’autre, la reconversion de l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt, prend forme. Mais il aura fallu vingt-deux ans après la fermeture de l’usine Renault pour imaginer un avenir à ce territoire mythique. L’illustration du mal qui ronge la France : un immobilisme entretenu par l’administration et les élus.

C’est un grand panneau qui prévient le visiteur à l’entrée de l’île Seguin, à Boulogne-Billancourt: «La phase chantier démarre.» À la pointe aval, des grues sont en pleine action. Une cité musicale, comportant une salle de spectacles de 4000 places, commence à sortir de terre. Les premiers concerts sont prévus pour fin 2016. À la pointe amont, le terrain est grillagé. Et tout est encore à l’abandon. Mais, dès l’été 2015, les travaux débuteront, pour construire un pôle d’art contemporain baptisé R4. Galeries d’art, halle d’expositions, salles des ventes… Cet ensemble devrait être ouvert au public fin 2017. Au centre de l’île, tout n’est pas encore réglé, car le PLU (plan local d’urbanisme) est attaqué devant la justice. Mais les habitants ont validé par référendum la construction d’une tour, d’un multiplexe cinémathographique Pathé et d’un grand jardin.Plan projet île Seguin
Il était temps que les travaux démarrent! L’usine Renault, qui a fait entrer l’île Seguin dans l’histoire, a fermé ses portes en mars 1992. Depuis, ce territoire mythique de 11,5 hectares, où l’on a produit des millions de 4CV ou de Supercinq, était devenu une vulgaire friche. Il aura donc fallu vingt-deux ans pour imaginer un avenir à ce lieu idéalement placé, sur la Seine, aux portes de Paris. De quoi désespérer Billancourt? En tout cas, un exemple illustrant la langueur qui s’est emparée de notre pays. «Sur l’île Seguin, on peut lire l’effacement de la France», souligne l’architecte Roland Castro.

Ces blocages sont apparus en pleine lumière lors d’un ratage spectaculaire: l’installation avortée de la Fondation Pinault. Fin 2000, François Pinault annonçait qu’il voulait créer sur l’île Seguin un musée où il présenterait sa collection d’art contemporain. Un projet à 150 millions d’euros que ce capitaine d’industrie s’engageait à financer sur sa propre cassette. Cinq ans plus tard, il jetait l’éponge et partait installer sa collection à Venise. La faute, selon lui, à l’administration française rongée par le cancer de la lenteur. «Le temps d’un projet culturel privé ne peut pas être celui d’un projet public, expliquait-il dans une tribune publiée dans Le Monde, en mai 2005. Le temps d’un entrepreneur, c’est celui de son existence, de son âge (…). Le temps d’une administration, c’est celui des procédures (…), d’une résignation face aux pesanteurs, aux mois qui s’ajoutent à des semestres pour aboutir à des années de retard.» Car, à force de dépollution du terrain qui a traîné en longueur, de retards dans la démolition de l’ancienne usine Renault, de recours contre le plan local d’urbanisme de Boulogne, l’ouverture de cette fondation d’art contemporain, prévue initialement en 2005, n’était plus possible avant 2009 ou 2010. Trop tard pour l’entrepreneur breton.

Mis en cause, Jean-Pierre Fourcade, qui était le maire de Boulogne de 1995 à 2008, contre-attaque: «La dépollution des terrains, qui a pris beaucoup de temps, nous a fait perdre un an et cette erreur m’est imputable, reconnaît l’ancien ministre de Valéry Giscard d’Estaing. Mais si François Pinault a renoncé, c’est aussi parce que sa famille était effrayée par le coût de l’opération sur l’île Seguin. D’ailleurs, à Venise, le Musée Pinault est plus petit que ce qui était prévu à Boulogne.» Des affirmations démenties très vigoureusement dans l’entourage du fondateur de PPR, devenu Kering, qui rend toujours l’administration et les élus locaux responsables de l’abandon du projet. «Jean-Pierre Fourcade n’a peut-être pas compris l’ampleur de ce projet, confie un proche de François Pinault. D’ailleurs, il est très rarement venu voir la maquette du musée.» L’absence d’atomes crochus entre le milliardaire autodidacte et l’élu énarque n’a pas, non plus, aidé ce dossier. «Ils ne se sont pas entendus, résume Patrick Devedjian, président du conseil général des Hauts-de-Seine. Il y a eu un choc culturel entre un grand serviteur de l’État et un entrepreneur.»

L’empilement des autorisations, la complexité des procédures, la multiplication des comités Théodule consultés sur tout et sur rien… Ces éléments ont plusieurs fois joué de mauvais tours à l’île Seguin. Le projet d’art contemporain baptisé R4 a bien failli ne jamais voir le jour. Obtenu en juillet 2013, son permis de construire a été attaqué en justice par des associations en novembre. De quoi décourager le porteur du projet, le groupe suisse Natural Le Coultre, car un tribunal administratif met facilement 18 mois avant de rendre une décision. Même si la justice tranchait en faveur du projet, cela retardait d’autant la livraison du bâtiment. Grâce à quelques concessions accordées aux associations, le dernier recours contre le permis de construire a été retiré début septembre 2014.

Mais si l’île Seguin est restée si longtemps un terrain vague, l’État n’y est pas pour rien. Il s’est désintéressé du sort de l’ex-forteresse ouvrière. «La priorité des pouvoirs publics, c’était le rééquilibrage de Paris à l’est, pas la reconversion de l’île Seguin», affirme Louis Schweitzer, le commissaire général à l’investissement, qui était le patron de Renault entre 1992 et 2005. À l’annonce de cette fermeture, en 1989, le premier ministre, Michel Rocard, avait promis de faire une OIN (opération d’intérêt national), un statut qui aurait permis d’éviter que ce bout de terre soit livré aux intérêts particuliers. Las, l’idée a été oubliée. Et, comme personne n’avait ce dossier en charge, tout le monde y est allé de son projet.

Un jour, l’île Seguin devait devenir une cité scientifique accueillant l’Inserm et l’Institut du cancer ; un autre, un jardin de sculptures ; le surlendemain, on parlait d’y installer des groupes comme Microsoft ou M6 ; une autre fois, d’y construire un musée de l’histoire de France. En 2000, l’architecte Jean Nouvel voulait même s’opposer à la démolition de l’usine désaffectée. «On a multiplié les colloques et les concours d’architectes, explique Roland Castro. Mais rien de concret n’est sorti de tout ça.»

Comme il n’y avait pas de chef d’orchestre désigné, chaque acteur du dossier a joué sa partition dans son coin. Renault, qui était propriétaire de l’île Seguin mais aussi d’autres terrains désaffectés environnants (notamment le quartier du Trapèze), a longtemps gardé le pied sur le frein. «Renault n’avait qu’un seul objectif: vendre les terrains le plus cher possible, raconte Thierry Solère, député UMP de Boulogne. Avec la crise immobilière des années 1990, qui a fait chuter les prix, le groupe a préféré garder ces fonciers au chaud.» Pour Jean-Pierre Fourcade, élu maire de Boulogne en 1995, l’île Seguin n’a pas été un dossier prioritaire. «Mon prédécesseur m’avait laissé une ville avec un énorme trou à la place du centre-ville, dit-il. Je me suis d’abord occupé de résoudre ce problème.»

Voilà pourquoi il ne s’est rien passé sur l’île Seguin au cours de la dernière décennie du XXe siècle. D’autant que, si Boulogne est toujours resté à droite, les maires se sont succédé sans discontinuer. Georges Gorse, Paul Graziani, Jean-Pierre Fourcade: il y en a eu trois en dix ans. Chacun avec sa vision du dossier. La situation s’est encore détériorée dans les années 2000 quand les deux prétendants à la mairie (le vieux lion, Jean-Pierre Fourcade, et le jeune premier, Pierre-Christophe Baguet) se sont déchirés sur la question. «Ils ont pris cette île en otage, affirme Jean Nouvel, chargé aujourd’hui de coordonner l’aménagement de ce lieu par la mairie de Boulogne. Tout projet proposé par l’un était systématiquement bloqué par l’autre.»

Ainsi, en 2000, Pierre-Christophe Baguet, alors premier adjoint au maire, a empêché la modification du POS (plan d’occupation des sols) de la ville proposée par Jean-Pierre Fourcade. Or c’était un préalable à la reconversion du site. Rebelote en 2008 quand le même Pierre-Christophe Baguet a battu Jean-Pierre Fourcade aux municipales et lui a succédé à la mairie. Son prédécesseur avait promis l’installation sur l’île Seguin de l’Inserm, d’une antenne d’une université new-yorkaise, de l’Institut national du cancer, d’un hôtel… rien ne s’est réalisé. «Ça ne s’est pas fait car tous ces projets se sont dégonflés, argumente Pierre-Christophe Baguet. L’université américaine, par exemple, a préféré rester dans Paris.» Le maire a préféré défendre les projets qui portent sa patte: la cité musicale, un projet financé par le conseil général des Hauts-de-Seine mais qui ne se serait pas fait si Boulogne n’avait pas cédé le terrain en 2010 pour un euro symbolique ; ou le centre d’art contemporain baptisé R4 que Baguet a soutenu depuis les premières esquisses, en 2011.

Il s’est aussi beaucoup investi pour aménager le centre de l’île. Mais avec des tournants à 180 degrés qui ont fait perdre plusieurs années. Pendant la campagne municipale de 2008, il défendait l’idée de garder un côté bucolique dans cette partie de l’île. Finalement, il a demandé à Jean Nouvel de concevoir un projet plus urbanisé avec cinq tours. «J’ai changé d’avis quand j’ai découvert que mon prédécesseur avait dépensé ou engagé 180 millions pour aménager l’île Seguin (achat du terrain, création d’un pont…), argumente Pierre-Christophe Baguet. J’ai donc défendu un projet susceptible de générer plus de recettes pour Boulogne.» Devant la bronca de la population, le maire a organisé, fin 2012, un référendum entre trois options toutes redessinées par Jean Nouvel. Et la population a opté pour un projet moins bétonné avec une seule tour.

Fin de l’histoire et début des travaux sur le centre de l’île? Que nenni. Des riverains ont attaqué en justice le plan local d’urbanisme adopté mi-2013. Tant que les juges ne l’auront pas jugé légal, la tour et le cinéma multiplexe ne sortiront pas de terre. «On n’est pas sortis de l’auberge», soupire Pierre-Christophe Baguet.

Par Jean-Yves Guerin
Le Figaro Immobilier – Lien vers l’article original

Les Ateliers Jeune Public

Ateliers_enfants_Ile_SeguinMERCREDI 5 JUILLET 2013 AUTOUR DE LA SEINE ET DE L’EAU
Du haut du pavillon, et à travers les vitres, les conférencières racontent aux enfants la Seine et le territoire au bord de l’eau aujourd’hui et aux différentes époques ; la construction des ponts et leur rôle. Devant la maquette du Trapèze, les enfants découvrent le système innovant de circulation de l’eau mis en place pour préserver durablement notre environnement. Une promenade commentée dans le jardin conclue la visite.
Ateliers destinés aux enfants de 6 à 11 ans accompagnés de leurs parents, d’un adulte.
Ces ateliers interactifs et ludiques sont animés par des conférencières spécialisées accompagnées d’un témoin (du passé, du présent, du futur). Ceux-ci auront à cœur de permettre aux enfants de découvrir ce territoire autour de plusieurs thématiques : la ville, l’usine automobile Renault, la Seine et l’eau. Ces ateliers gratuits ont lieu dans le Pavillon sur l’île Seguin mais aussi dans le jardin de l’île.
INSCRIPTION PRÉALABLE :
info@saem-valdeseine.fr
(sous réserve de disponibilité.)
Ces ateliers durent 1h,
le mercredi de 16h à 17h.
Gratuit

Le Maire au bord de l’eau

AQBB_PC-BAGUET-090213Pierre-Christophe BAGUET, Maire de Boulogne-Billancourt nous rend visite pour la réunion générale de l’AQBB, le samedi 9 février.

Encore merci à M. Baguet pour sa visite et sa prise de parole au cours de laquelle il a soutenu les actions de notre association en vue du maintien des bateaux logements de nos adhérents le long des berges de Boulogne-Billancourt. Cette visite témoigne de la concertation entre les services de la Ville, ceux de la communauté d’agglomération et de la société d’aménagement et l’AQBB. Nous sommes convaincus qu’ensemble nous trouverons plus vite les bonnes solutions pour sécuriser nos emplacements et pérenniser notre vie au bord de l’eau.

La triste histoire de l’île Seguin

Combien de tours sur l’île Seguin? Cinq, quatre, une? Au fil des mois, le projet que le maire de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet, a commandé à l’architecte Jean Nouvel, ne cesse de rétrécir. Au point que ce sont trois versions, de la plus haute à la plus basse, qui ont été présentées le 21 novembre au cours d’un conseil municipal à huis clos, suivi d’une séance publique houleuse, comme toujours à Boulogne quand le sujet vient sur le tapis.

Libération a fait plusieurs récits de cette invraisemblable saga, que l’on peut lire, entre autres, ici . Mais on peut aussi réviser avec cette animation anonyme et informée postée sur You Tube:

Alors que quatre ans après son arrivée à la tête de la municipalité, Pierre-Christophe Baguet n’a toujours pas réussi à attirer un investisseur, il  a annoncé que ces trois projets seraient soumis à un vote de la population le 16 décembre. Jean-Pierre Fourcade, le précédent maire, et Thierry Solère, l’ancien premier adjoint, tous deux à droite et tous deux dans l’opposition, ont immédiatement appelé les Boulonnais à ne choisir aucune des trois moutures. Pendant ce temps-là, court toujours le recours qu’ont introduit six associations contre la révision du Plan local d’urbanisme voté en juin 2011.

D’après GrandParis blogs

Expo et réunions autour de l’Île Seguin

3 réunions avec le Maire de Boulogne-Billancourt pour en savoir plus avant de voter pour le projet que vous préférez ; à découvrir ici : ilseguin2012.fr

Un seul regret : les 3 projets se ressemblent beaucoup et il n’y a pas d’alternatives autres ou des possibilités de voter blanc ou contre, semble-t-il …

Vous pouvez aussi voter directement en ligne sur le site.

 

Les trois nouveaux projets de Nouvel pour l’île Seguin

INFO LE FIGARO – Le 21 novembre, l’architecte et le maire de Boulogne-Billancourt ont présenté aux élus trois moutures qui vont être soumises au vote des habitants, du 24 novembre au 16 décembre. L’ancienne friche industrielle pourrait enfin redémarrer.

Empêtrée dans une interminable opération d’aménagement, l’île Seguin va-t-elle enfin sortir de la paralysie? Peut-être. C’est en tout cas le souhait du maire UMP de Boulogne (92), qui s’apprête à faire voter les habitants afin qu’ils se prononcent sur l’avenir des anciens terrains Renault. «Il y a un moment où il faut sortir des chicaneries et avancer», insiste Pierre-Christophe Baguet. Depuis le départ du constructeur automobile en 1992, cette langue de terre de 11,5 ha est en effet devenue l’île de la discorde. Comme le projet de la Fondation François Pinault, qui claqua finalement la porte en 2005 pour s’exiler à Venise, d’autres s’y succèdent sans jamais aboutir.

Principale crainte actuelle? Que cette friche industrielle ne soit défigurée par de hauts gratte-ciel, à l’instar du projet initial de Jean Nouvel, qui prévoyait en 2010 cinq tours dont une culminant à 120 m. Face au rejet des habitants, mais à leur impatience de voir les choses se concrétiser, le maire a demandé à l’architecte de revoir sa copie. Le résultat a été présenté mercredi soir aux élus du conseil municipal en présence de Jean Nouvel qui a imaginé non plus un mais trois projets.

La plus belle concentration culturelle d’Eu­rope

Le premier comporte toujours quatre tours d’une centaine de mètres mais offre dans le même temps un vaste jardin de plus de 13.000 m2, plus d’espaces culturels et moins de commerces. La seconde hypothèse ne retient qu’un seul belvédère de 110 m, presque autant de jardins que dans la première version, mais un peu plus de commerces et 10.000 m2 de structures culturelles en moins. Enfin, la dernière esquisse ne comporte, certes, plus aucun point haut. Mais, revers de la médaille, le jardin est amputé de moitié. «Ce qui change, résume Pierre-Chris­tophe Baguet, c’est le traitement des espaces publics.»

Projet 3: Vu du pont Daydé
Projet 3: Vu du pont Daydé Crédits photo : Ateliers Jean Nouvel

La nouveauté viendra aussi des 4500 m2 d’équipements sportifs proposés dans tous les cas de figure. «Ce qui est également commun aux trois propositions, ajoute le maire, c’est que nous aurons la plus belle concentration culturelle d’Eu­rope, avec la Cité musicale du conseil général sur la pointe aval, l’espace R4 dédié à l’art contemporain à l’autre bout de l’île, le complexe cinématographique de 16 salles, un équipement consacré aux arts numé­riques. Autre point commun: la circulation automobile très limitée. C’est pour cette raison qu’il y a peu d’hébergement. Sinon, cela deviendra l’île des voitures.»

Pierre-Christophe Baguet assure que les trois projets sont équilibrés financièrement. «Pour les contribuables de la ville, cela ne changera rien, ni fiscalement, ni financièrement.» La parole est maintenant aux Boulonnais. Initiative originale, les habitants sont invités à voter pour déterminer des trois projets celui qui prendra forme sur l’île Seguin. Le vote se déroulera du 24 novembre au 16 décembre, par courrier, sur Internet ou directement dans l’un des bureaux de vote mis en ­place. Pour l’aider à se décider, on enverra sous peu à chaque habitant un dossier complet. Bon à savoir, le vote blanc ne sera pas possible. «168 millions d’euros ont déjà été engagés par la précédente équipe municipale, précise Pierre-Christophe Baguet. Repartir de zéro, cela coûterait très cher.»