Métro fermé, RER inondé, carburant rationné : quand la Seine débordera

SeineÇa ne sera pas pour cette fois-ci. La grande crue de la Seine ne se produira pas, sauf événement exceptionnel, en ce printemps 2013. Le fleuve, ce jeudi 9 mai, atteindra une cote de 3,40 mètres à Paris, soit un à deux mètres au-dessus de son étiage habituel. C’est suffisamment impressionnant pour garantir quelques gros titres, mais pas assez pour perturber la capitale. Certains tronçons des voies sur berges seront fermés à la circulation quelques heures, tout au plus quelques jours. On aura beaucoup joué à se faire peur.

Une dernière petite averse. Pour Magali Reghezza-Zitt, géographe et auteure de « Paris coule-t-il » (Fayard, 2012), ce n’est que partie remise. Pour elle, cela ne fait aucun doute (lire ici un article à propos de son livre). Seule la date est (évidemment) impossible à connaître. Un automne pluvieux dans le bassin de la Seine, des couches de neige accumulées qui fondent d’un seul coup, des pluies persistantes au printemps et… une dernière petite averse finiront par provoquer une crue centennale, comparable au fameux événement du début 1910, qui avait duré sept semaines (oui sept semaines, de la fin janvier à la mi-mars). La Seine atteindra les 6 ou les 7 mètres, voire 8,60 mètres (soit 34,60 mètres au-dessus du niveau de la mer) comme au début du siècle dernier. Cet hiver-là, car il y a de fortes chances que la crue se produise l’hiver, les infrastructures de la capitale seront durement touchées, et les transports en particulier. Rien à voir avec une fermeture temporaire des voies sur berges, un événement qui se produit environ deux fois par décennie.

Armée. « Une partie des voies d’accès à Paris, l’A4 ou l’A86, seront sous l’eau. Le carburant sera rationné et utilisé prioritairement pour les aéroports ou les groupes électrogènes alimentant les hôpitaux », explique la géographe, interviewée par téléphone mercredi 8 mai. Dans la capitale et sa proche banlieue, « il sera impossible de passer d’une rive à l’autre », poursuit-elle. Si les ponts ne seront pas inondés, les piles se trouveront sous l’eau. « Le passage, contrôlé par l’armée, sera donc interdit aux véhicules motorisés ». Il aura fallu, pendant la période de montée des eaux qui durera une dizaine de jours, « évacuer les parkings souterrains, causant sans doute de gros embouteillages, puis stocker les véhicules non loin de Paris, où ils seront surveillés », indique Mme Reghezza-Zitt.

Les stations de métro situées en zone inondée (un petit quart du territoire de la capitale) seront fermées lorsque la Seine atteindra 6,60 mètres. Le tunnel du RER C, qui longe le fleuve, sera volontairement mis en eau au même moment, afin de prévenir tout effondrement. Il faudra, en quelques jours, calfeutrer les bouches de métro. Au maximum de la catastrophe, « 41 stations seront fermées, et 140 kilomètres de ligne seront touchées, sur les 212 existants », signale l’auteure. Le matériel roulant aura été mis hors d’eau et les composants électroniques démontés. Des gares de Lyon et Saint-Lazare ne partira aucun train, et le RER A sera menacé, surtout en banlieue.

Eau noire. L’énergie constituera un bien précieux. Les coupures d’eau et d’électricité affecteront une part importante des Franciliens. Or, sans électricité, pas de métro, pas d’Internet, pas de téléphone portable, pas de digicode, pas d’Autolib’, pas de Vélib’. Il restera la marche à pied, de préférence sur des planches, « car l’eau, noire et contaminée, pourra cacher des trous laissés par les plaques d’égout qui auront sauté », prévient Mme Reghezza-Zitt. Et on se déplacera aussi à vélo ou à roller, en tous cas dans les zones maintenues au sec, « un peu comme lors des grèves de 1995 », précise la géographe.

Une future gare inondable. La crue parisienne ressemblera à celle qu’a connue New York au moment de l’ouragan Sandy, fin octobre 2012. Dans le sud de Manhattan, le métro ne fonctionnait pas, les magasins d’alimentation n’étaient pas approvisionnés, les habitants faisaient la queue pour recharger leurs appareils électroniques. En novembre dernier, un consultant, mandaté par les autorités françaises, a parcouru New York pour tirer les leçons de l’épisode Sandy. Il n’est toutefois pas certain, de ce côté-ci de l’Atlantique, que toutes les erreurs du passé soient prises en compte. Ainsi, le projet de Grand Paris Express (aussi appelé « Grand 8 » ou « supermétro ») prévoit une gare souterraine dans le quartier des Ardoines, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne). Si son implantation est confirmée, la nouvelle gare sera située « à 300 mètres du fleuve, dans une nappe phréatique », regrette Mme Reghezza-Zitt.

Précisions, à toutes fins utiles : Mme Reghezza-Zitt ne fait pas dans la plaisanterie. Agrégée et docteur en géographie, a effectué une thèse de quatre ans sur la crue de la Seine. J’avais lu son livre l’an dernier. Je l’ai rappelée ce 8 mai pour qu’elle livre son point de vue sur le phénomène en cours.

Enfin, les conséquences les plus graves, ce n’est pas pendant la crue, mais après, comme l’éprouveront ces habitants de Buchères (Aube), touchés par la crue de ces derniers jours.

08 mai 2013, par Olivier Razemon, sur Le Monde Blogs

La 1ère Fête des Quais de l’ AQBB

Des centaines de visiteurs venus entre amis ou en famille, un accord parfait et un soutien sans faille de la Mairie de Boulogne-Billancourt, un support de Ports de Paris, une équipe AQBB créative, motivée et souriante et surtout … du SOLEIL. Que demander de plus pour cette première Fête des Quais qui nous rapproche de notre Ville et de nos voisins.
Retrouvez ci-dessous quelques images souvenirs des bons moments de cette journée.

aqbb 2013 900Des ballades sur la Seine et des mini-croisières commentées pour découvrir Boulogne depuis le fleuve ; vous avez été plus de 350 à faire le voyage. Nos trois bateaux : le Charles Ashley (ci-dessus), canot de sauvetage anglais restauré par une association de passionnés, l’Agrion (ci-dessous à gauche), ponton canadien (catamaran en aluminium) affrêté par l’association Espaces 92 que nous remercions pour leur participation

2013-09-15 12.12.15et le Paris Yacht (ci-dessous à droite), une splendide vedette de 14 m avec un pont en teck digne des plus beaux yachts d’autrefois.

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Mais aussi des sorties en canoë kayak, 2013-09-15 14.09.07

des promenades en gondole pour tous les goûts et tous les âges avec les équipes de l’ACBB de l’Île de Monsieur.2013-09-15 15.24.19

Une fanfare pour une ambiance musicale familiale et bon enfant. IMG_2805

Des animations pour les enfants : matelotage, chamboule-tout et pêche à la ligne …IMG_2803 2013-09-15 14.43.07 IMG_2838

Des séances de relaxation, en plein air, au bord de l’eau et au soleil IMG_2819

et une tombola pour clôturer l’événement.2013-09-15 17.42.58

Une équipe de choc derrière les tartes, quiches, verrines et autres gourmandises cuisinées sur nos bateaux sans oublier les 10 litres de crêpe servies tout au long de la journée.IMG_2783 IMG_2906
Ci-dessous à gauche, une expo photo réalisée avec les archives de la Ville pour découvrir les transformations des berges depuis 100 ans.IMG_2873
Et la visite de M. Baguet, Maire de Boulogne-Billancourt, venu soutenir notre initiative.2013-09-15 16.48.49

Et quelques images insolites : une fanfare sur un bateau de sauvetage, un énorme vaisseau solaire de retour de son tour du monde et un visiteur mécontent qu’on ne le laisse pas jouer au chamboule-tout.2013-09-15 14.26.01IMG_2937

aqbb-2013-952Vos commentaires et suggestions sont les bienvenus pour faire de la prochaine Fête des Quais un nouveau succès.

À l’année prochaine.

Question Prioritaire de Constitutionnalité, nos adhérents passent à l’action

CC-QPCRevivez la séance du 12 septembre au Conseil constitutionnel sur la demande faite par un de nos adhérents et plaidée par Maître Yan Normand pour que la loi de 2006, dite Loi Ollier ou Loi sur l’eau soit frappée d’inconstitutionnalité. L’avis rendu ne nous a pas donné raison mais les attendus nous permettront peut-être d’agir à nouveau.

Abrogation de l’arrêté de 2008 du Pont de Billancourt

Pont_de_BillancourtL’AQBB vient d’envoyer au Préfet des Hauts-de-Seine une demande d’abrogation de l’arrêté de 2008 qui interdit le stationnement aux abords du Pont de Billancourt. Cet arrêté qui remonte à l’époque de l’ancien pont des Peupliers n’a plus lieu d’être selon l’expertise menée en 2007 par nos adhérents. Si le Préfet agrée notre demande, ce sera autant de mètres de berge qui pourraient être transformés en zone de stationnement (en accord avec la Mairie et Ports de Paris).

À suivre …

Nouveau logo présenté à l’Assemblée générale de l’AQBB

Le nouveau logo de l'AQBB

À l’occasion de l’assemblée générale de notre association, chaque adhérent (à jour de sa cotisation 😉 a reçu un pavillon aux couleurs du nouveau logo (en fait, une légère évolution du logo précédent) pour que tous nos bateaux affichent les couleurs de l’AQBB sur le fleuve.

Aujourd’hui, avec 46 bateaux-logements adhérents, l’AQBB confirme l’intérêt suscité auprès des habitants du fleuve. Ce regroupement de près de 60% des bateaux amarrés sur Boulogne-Billancourt nous permet d’être la première association représentative tant auprès de la Mairie de Boulogne qu’auprès des gestionnaires du fleuve.

Lors de l’assemblée générale qui regroupait plus des 2/3 des adhérents, la prochaine Fête des Quais a été longuement évoquée. Elle se tiendra le dimanche 15 septembre sur le quai Le Gallo, près du Pont de Sèvres. Nous vous en reparlerons bientôt.

Les Ateliers Jeune Public

Ateliers_enfants_Ile_SeguinMERCREDI 5 JUILLET 2013 AUTOUR DE LA SEINE ET DE L’EAU
Du haut du pavillon, et à travers les vitres, les conférencières racontent aux enfants la Seine et le territoire au bord de l’eau aujourd’hui et aux différentes époques ; la construction des ponts et leur rôle. Devant la maquette du Trapèze, les enfants découvrent le système innovant de circulation de l’eau mis en place pour préserver durablement notre environnement. Une promenade commentée dans le jardin conclue la visite.
Ateliers destinés aux enfants de 6 à 11 ans accompagnés de leurs parents, d’un adulte.
Ces ateliers interactifs et ludiques sont animés par des conférencières spécialisées accompagnées d’un témoin (du passé, du présent, du futur). Ceux-ci auront à cœur de permettre aux enfants de découvrir ce territoire autour de plusieurs thématiques : la ville, l’usine automobile Renault, la Seine et l’eau. Ces ateliers gratuits ont lieu dans le Pavillon sur l’île Seguin mais aussi dans le jardin de l’île.
INSCRIPTION PRÉALABLE :
info@saem-valdeseine.fr
(sous réserve de disponibilité.)
Ces ateliers durent 1h,
le mercredi de 16h à 17h.
Gratuit

Nettoyage de printemps

AQBB nettoyage 1Pas très romantique pour un samedi matin mais drôlement efficace quand on voit les mètres cubes de poubelles que l’équipe du quai le Gallo a ramassé le long des quais.

Sans doute un exemple à suivre pour améliorer notre environnement et bien montrer aux services du CG92 qu’ils ont encore du travail à faire. L’AQBB en a profité pour faire une demande officielle à la responsable municipale afin que des poubelles sur pied soient installées et éviter ainsi les amas sauvages de détritus le long des bateaux. À suivre …

En tout cas, bravo aux équipages de 2nd LIFE, JAUME et MARO pour leur travail. En espérant que ça donnera envie à d’autres adhérents d’en faire autant.

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Comment Paris se prépare à la crue du siècle

L’eau n’avait pas encore atteint sa cote historique lorsque l’électricité s’est soudain interrompue. Par précaution, 72 heures avant que la Seine ne déborde, ERDF a décidé de mettre hors service plusieurs distributeurs. Les immeubles ont brusquement été plongés dans le noir et les familles, privées de tout. Il n’y a plus de lumière, plus d’ascenseurs, de chauffage, d’électroménager, d’ordinateurs. Une eau saumâtre coule des robinets. Les écoles ont fermé. Un tiers de Paris est dans le noir, des dizaines de quartiers dans l’eau. Des immeubles menacent de s’effondrer.

A Paris, le 8 février.

Malgré les appels de la préfecture à quitter la ville, peu de Parisiens sont partis et ils sont désormais pris au piège. Les gares sont inondées et les transports publics paralysés. Une partie du RER, la majorité du métro sont noyés. Les ponts sont impraticables, les rues, le périphérique ne sont plus accessibles, de même qu’une partie des autoroutes. L’essence a, de toute façon, été rationnée.

Le grand hall de la gare d'Orsay, Paris (VIIème arr.), 1910. Bibliothèque historique de la Ville de Paris.

Le grand hall de la gare d’Orsay, Paris 7e, 1910. Bibliothèque historique de la Ville de Paris. Crédits : © BHVP – Roger-Viollet

Photographies, manuscrits et archives, cartes postales, presse illustrée, publicités  : une exposition, en 2010, à la Galerie des bibliothèques à Paris, présentait plus de 200 documents, pour la plupart inédits, issus majoritairement des collections de la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, qui témoignent de l’inondation de 1910 dans les rues de la capitale.

Ce scénario catastrophe d’une crue centennale, identique ou supérieure à la grande crue de référence de janvier 1910, la préfecture de Paris, la municipalité, l’Etat, les principaux organismes publics s’y préparent. Le 6 décembre, un exercice placé sous le nom de code « Evagglo » a eu lieu à grande échelle pour tester la réactivité des services concernés. Une équipe vient de partir à New York pour tirer les leçons de l’ouragan Sandy et confronter ce scénario à la réalité.

« Nous aurons une crue centennale. C’est une certitude. La seule inconnue, c’est quand ? La crue maximale durera entre dix et vingt jours, pendant lesquels on ne pourra rien faire, juste survivre. Le retour à la normale ne sera pas espéré avant quarante-cinq jours », assure Serge Garrigues, secrétaire général de la zone de défense de Paris, chargé de la protection des huit départements de la région francilienne.A Paris, le 8 février.

Paris ne sera pas la seule touchée. En Ile-de-France, 500 communes seront atteintes ; 870 000 personnes pourraient être directement inondées pendant six à huit semaines, 60 000 entreprises impactées, 63 000 emplois détruits. Au total, 4 à 5 millions d’habitants seront concernés dans la région, dont un million seront privés d’électricité et 1,5 million d’eau potable. Le coût de cette crue de Paris est évalué entre 20 et 40 milliards d’euros.

De grands chantiers ont pourtant été réalisés pour protéger Paris. Quatre grands réservoirs artificiels en amont de la capitale ont été mis en service entre 1950 et 1990, permettant de réguler le débit de la Seine et de la Marne et d’abaisser de 50 à 70 cm le niveau de la Seine en cas de crue. Le lit du fleuve a été creusé. La municipalité s’est équipée de parapets amovibles pour rehausser les murets sur tout le linéaire des berges.

PARIS PLUS VULNÉRABLE QU’EN 1910

« En principe, la voie publique parisienne est ainsi protégée jusqu’à une hauteur de 8,62 m, c’est-à-dire au niveau de 1910 », assure Eric Defretin, responsable du pôle de gestion de crises de la ville. Mais les experts considèrent que Paris n’est pas à l’abri d’une crue plus intense. En 1658, la Seine était montée jusqu’à 8,96 m ! Dans son livre Paris coule-t-il ? (éd. Fayard 2012), la géographe Magali Reghezza-Zitt souligne que les « murets des quais doivent être entretenus car avec le temps ils perdent leur étanchéité ». En cas de crue, ils pourraient céder et devenir un danger plutôt qu’une défense. Car le débit du fleuve peut tout emporter sur son passage.

L’auteure relève un paradoxe : Paris est mieux protégé mais la ville est beaucoup plus vulnérable. En 1910, la capitale comptait tout juste deux millions d’habitants et une banlieue beaucoup moins urbanisée. « Paris n’était pas aussi développée en termes de réseaux et d’infrastructures et la ville n’était pas aussi dépendante des technologies et de l’électricité », confirme Anne Le Strat, adjointe au maire de Paris chargée de l’eau, de l’assainissement et de la gestion des canaux. Le sous-sol est devenu un gruyère, entremêlant galeries, tunnels, égouts, canalisations, parkings, caves, autant de passages dans lesquels l’eau s’infiltrera, fragilisant le sol, provoquant des effondrements.

Mais l’inondation sera aussi nourrie par la remontée de la nappe phréatique avec le risque de faire pression sur les murs des bâtiments et de provoquer des fissures. En temps habituel, des dizaines de pompes dans Paris rejettent de l’eau située sous les immeubles dans le fleuve, comme sous l’Opéra Garnier, sous le Musée du quai Branly ou dans le métro. Sans électricité, ces pompes ne fonctionneront plus.Dans le quartier new-yorkais de Breezy Point, le 14 novembre après le passage de Sandy.

Les autorités travaillent sur un plan de secours et un scénario de retour à la normale, « la résilience ». Le plan de crise sera activé quand les 5,50 m seront atteints sur l’échelle de référence, placée sous le pont d’Austerlitz. Le préfet prendra alors la commande des opérations. Deux cent cinquante partenaires de toute l’Ile-de-France ont été associés au dispositif. Les services publics, les mairies, les hôpitaux, la RATP, la SNCF ont élaboré des plans de continuité de leur activité.

MAINTIEN DES ASCENSEURS DANS LES MAISONS DE RETRAITE

« L’Etat civil, par exemple, doit fonctionner, même si la mairie est inondée, car les naissances et les décès ne s’arrêteront pas. Les ordures doivent être collectées, même si elles ne sont pas traitées. Il faudra assurer le maintien des ascenseurs dans les maisons de retraite », explique Eric Defretin. ERDF a prévu de redéployer mille groupes électrogènes pour assurer l’alimentation électrique des points stratégiques. Dans le secteur privé, les banques se sont engagées à installer des distributeurs mobiles d’argent liquide, la grande distribution de mettre en place des plateformes de vente des produits courants. L’armée sera mobilisée pour éviter les pillages.

Dans les premières heures de crise, les autorités françaises, s’inspirant de la gestion de Sandy à New York, comptent équiper les quartiers d’antennes relais mobiles pour communiquer avec les Parisiens grâce aux réseaux sociaux.

Pour protéger davantage Paris, des experts préconisent de construire un nouveau lac réservoir, la Bassée, pour absorber une crue de l’Yonne. Mais le débat, ouvert en 2001, n’a pas été tranché. Le projet est estimé à 500 millions d’euros. Une goutte d’eau par rapport au coût de la catastrophe annoncée.

Le supermétro nouvelle version se précise

Il faudra finalement attendre la mi-mars pour connaître les arbitrages de Jean-Marc Ayrault sur le Grand Paris Express. Mais une nouvelle mouture du projet se dessine d’ores et déjà.

La nécessité de réduire les dépenses sur le projet de supermétro, rocade destinée à désengorger les transports en commun autour de Paris, à l’aune de la crise économique, suscite l’angoisse chez les élus franciliens qui craignent que leur ligne ou leur gare n’en fasse les frais. Les nouvelles pistes proposées pourraient les rassurer… ou pas.
Un budget revu à la baisse. La dernière mouture du projet, qui devrait être remise par la ministre chargée du Grand Paris, Cécile Duflot, au Premier ministre dans le courant de la semaine prochaine, prévoit un budget de 26 Mds€ au lieu des 30 Mds€ initialement annoncés.
Le tracé et l’implantation des gares maintenus. Pas question pour autant de supprimer des gares ou de gommer une partie du tracé. Les 4 Mds€ d’économies se feraient sur une adaptation du projet selon les secteurs desservis. « Il n’est pas indispensable de faire du métro enterré partout », souligne une source proche du dossier.
Tram-train ou métro sur pneus. Ces deux alternatives permettraient là aussi, sur des portions de lignes ne nécessitant pas une très grande capacité, de réaliser des économies. Ces portions de lignes à « capacité adaptée » concerneraient Orly-Saclay (ligne verte) et Saint-Denis-Pleyel – Le Bourget-RER – Le Mesnil-Amelot, ainsi que Saint-Denis-Pleyel – Le Bourget-RER – Noisy-Champs (ligne rouge).
Les lignes de métro 14 et 11 prolongées. Ces aménagements permettraient de remplacer une partie des nouvelles lignes prévues. Ainsi, la ligne 11 étendue de Rosny-Bois-Perrier à Noisy-Champs éviterait l’exploitation en fourche prévue sur la ligne orange. La ligne 14 pousserait, elle, jusqu’à Orly au sud et jusqu’à Saint-Denis-Pleyel au nord.
La rocade de zone dense prioritaire. Le but de cette boucle proche de Paris est de décongestionner les transports franciliens. Elle concerne la partie Saint-Denis-Pleyel – Champigny-Centre de la ligne rouge et la partie Champigny – Saint-Denis passant par Rosny-Bois-Perrier de la ligne orange.
Un calendrier étendu. La réalisation du Grand Paris Express devrait s’étaler jusqu’en 2033, soit huit ans de plus que le programme initial (2025). Reste à trouver les financements. La société du Grand Paris ne pourra décrocher un emprunt qui si elle est dotée de ressources conséquentes. Pour cette question comme pour le reste, l’arbitrage revient désormais à l’Etat qui devra compter avec les réactions des élus locaux.
D’après Le Parisien, le 16.02.2013

Le Maire au bord de l’eau

AQBB_PC-BAGUET-090213Pierre-Christophe BAGUET, Maire de Boulogne-Billancourt nous rend visite pour la réunion générale de l’AQBB, le samedi 9 février.

Encore merci à M. Baguet pour sa visite et sa prise de parole au cours de laquelle il a soutenu les actions de notre association en vue du maintien des bateaux logements de nos adhérents le long des berges de Boulogne-Billancourt. Cette visite témoigne de la concertation entre les services de la Ville, ceux de la communauté d’agglomération et de la société d’aménagement et l’AQBB. Nous sommes convaincus qu’ensemble nous trouverons plus vite les bonnes solutions pour sécuriser nos emplacements et pérenniser notre vie au bord de l’eau.