Le projet de «vaporetto» parisien Voguéo fait naufrage

Catamaran VoguéoLe service public de navettes fluviales devait compter une trentaine d’escales en 2013. Mais le projet revient à 74 millions d’euros. Des élus souhaitent une nouvelle alternative.

Touché, coulé. Finalement, Voguéo tombe à l’eau. Mercredi prochain, lors d’un conseil d’administration, le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) annoncera la mise à l’arrêt de son projet de bus flottants.
En principe, ce réseau de transport public fluvial aurait dû compter une trentaine d’escales disséminées entre Suresnes, à l’ouest, et Vitry et Maison-Alfort, à l’est. Trois lignes devaient ainsi voir le jour avant fin 2013. En principe seulement.
Car le projet se heurte en fait à un problème de taille: son financement. Début 2012, le coût avait été estimé à 25 millions d’euros. Aujourd’hui, il est évalué à… 74 millions. Trois fois plus que prévu. En clair, si le service public de navette fluvial, expérimenté entre 2008 et 2011, avait été maintenu, la collectivité aurait été obligée de débourser quelque 36 euros pour chaque passager montant à bord de Voguéo. Selon le rapport qui sera soumis au conseil d’administration du Stif mercredi, cela représente un surcoût de 600 millions d’euros sur dix ans. De quoi sans doute financer quelques rames neuves de métro ou de RER.
Comment l’enveloppe a-t-elle pu passer du simple au triple? Lancé en 2012, l’appel d’offres pour une délégation de service public avait attiré trois candidats: le groupe Veolia, les Bateaux-Mouches et Batobus. Mais seul ce dernier a finalement rendu un dossier, au budget explosif. «Le modèle économique proposé n’est absolument pas viable» reconnaît Pierre Serne, le vice-président (EELV) du Stif. «Mercredi, l’appel d’offres va donc être déclaré infructueux», conclue Julien Bargeton, l’adjoint au maire de Paris en charge des déplacements.

«Ce projet était un leurre»

Pour Laurence Douvin, administratrice (UMP) au Stif, rien d’étonnant à cette décision. «Le Stif a voulu faire plaisir aux élus du Val-de-Marne et à la mairie de Paris, mais, depuis le début, Voguéo, c’est du voyage d’agrément, pas du déplacement rapide pour des trajets domicile-travail. L’expérimentation avait déjà été arrêtée, faute de rentabilité. Aujourd’hui, la démonstration est faite que ce projet était un leurre.»
Depuis longtemps, la plupart des associations d’usagers des transports émettent des réserves sur l’intérêt de Voguéo, compte tenu de la limitation de vitesse à 12 km/h sur la Seine dans Paris et à 18 km/h en banlieue. Pas vraiment compétitif, rapporté au temps de trajet. Au Stif, on fait valoir que le service pourrait permettre des trajets «loisirs» et plaire aux utilisateurs habituels des bus.
Certains élus, en tout cas, croient toujours au projet malgré ce premier échec. «Je reste favorable à une desserte fluviale sur la Seine», déclare Pierre Serne. «L’idée est maintenue et la volonté de mettre en place ce service reste intacte», insiste également Julien Bargeton. Les deux élus déposeront d’ailleurs un amendement mercredi afin que soit relancé un nouveau groupe de travail pour «analyser ce qui n’a pas fonctionné et réfléchir à d’autres alternatives», annonce Julien Bargeton.
Voguéo, le retour? Pas sûr d’après Laurence Douvin, qui estime qu’«un nouvel appel d’offres donnera un résultat identique au précédent».
Quant aux voies sur berge transformées en lieu de promenade et que Voguéo avait vocation à desservir, «il y a d’autres transports collectifs, notamment le RER C dont les gares vont être réaménagées, avance Julien Bargeton. On verra aussi comment améliorer et prolonger la desserte des Batobus». Batobus, dont la proposition à 74 millions d’euros a contribué à l’abandon de Voguéo…

D’après LeFigaro.fr , le 10/02/13

2013, résolution n°1

_MG_9166Initiative (à suivre) des bateaux du quai Le Gallo
Nettoyer nos quais et enlever de nos berges les déchets et ordures qui y stagnent pendant l’hiverPrenons rendez-vous dès maintenant pour profiter des premiers beaux-jours d’avril prochain pour nous débarrasser tous ensemble de tout ce qui pollue notre environnement proche. Un travail collectif qui ne devrait pas nous prendre plus de quelques heures et dont nous profiterons pendant des mois. En parallèle, nous contacterons le gestionnaire du fleuve et le service de la voirie de la communauté d’agglomération puisse disposer de moyens d’évacuation des déchets (bennes, sacs à gravats).
Réservez dès à présent votre matinée du samedi 13 avril 😉

Et si d’autres bateaux veulent rejoindre le mouvement, faites-le nous savoir.
Et pourquoi ne pas terminer par un barbecue général sur les quais ?

À suivre …

Ile Seguin, 7000 votes pour une tour

Plus de 17 000 personnes ont pris part au vote pour choisir l’un des trois projets d’aménagement de l’île Seguin proposés par l’architecte Jean Nouvel. Significatif pour la majorité, pas pour l’opposition.

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Plus de 7037 Boulonnais ont plébiscité ce projet qui inclue une tour pouvant culminer jusqu’à 110 mètres et un jardin sous verrière  de 12000 m2. </p><br />
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Plus de 7037 Boulonnais ont plébiscité ce projet qui inclue une tour pouvant culminer jusqu’à 110 mètres et un jardin sous verrière de 12000 m2. | (ateliers jean nouvel).

En proclamant les résultats de la consultation sur l’aménagement de l’île Seguin hier soir, Pierre-Christophe Baguet, le maire (UMP), a affiché un sourire satisfait. Les électeurs boulonnais ont donné sans surprise leur préférence au programme ne comportant qu’une seule tour (40,10% des suffrages contre 25,67% à celui à quatre tours et 31,06% pour le troisième sans point haut).

Cette votation inédite a séduit 17547 votants. Un chiffre qui paraissait hautement improbable il y a quelques semaines. « J’avais senti un réel engouement lors des réunions publiques, où nous avons rencontré 2 000 personnes, insiste Pierre-Christophe Baguet. Il s’agit d’une grande victoire pour la démocratie. » Le scrutin d’hier a ainsi intéressé plus de la moitié du nombre de Boulonnais ayant pris part aux dernières élections municipales. Le score trouve bien évidemment un écho différent du côté de l’opposition. « Cela signifie surtout que les autres 50% n’ont pas voté », signale Judith Shan, la conseillère municipale (PS). « Je reste persuadé qu’une majorité de Boulonnais ne cautionne pas la présence d’une tour sur l’île Seguin », affirme Thierry Solère, le député (UMP). « Trois Boulonnais sur quatre ont traité cette affaire par l’indifférence », assène Pierre-Mathieu Duhamel, l’ancien maire (UMP), qui se réfère au nombre d’inscrits sur les listes électorales. Les Verts continuent à réclamer un référendum citoyen tel que le prévoit la loi. Les querelles politiciennes ne manqueront pas de se prolonger jusqu’à la désignation du prochain premier magistrat de la ville en 2014. En attendant, l’île Seguin présente ce matin un nouveau visage pour le futur. Une seule tour pouvant culminer jusqu’à 110 m, un jardin sous verrière de 12 000 m2, 255 000 m2 de constructibilité. Sans oublier les deux seuls équipements faisant consensus : le pôle d’art contemporain R4 et la cité musicale du conseil général.

Jean Nouvel ne se montre pas trop déçu de l’abandon de sa première vision très verticale. « Je tenais à ce que la skyline (NDLR : silhouette) de l’île soit très identitaire et qu’on retrouve cette forme de bateau », explique l’architecte, qui rappelle travailler sur des masses urbaines et non pas sur l’architecture des futurs bâtiments. Le prochain conseil municipal verra les élus valider le choix d’hier. Quant au plan local d’urbanisme, qui fixe la densité constructible à 310 000 m2 et est une cible de recours, il pourrait faire l’objet d’une prochaine révision. « Pourquoi pas si cela permet de rassurer les gens », avance Pierre-Christophe Baguet. Ce dernier se réjouit de l’étape franchie hier. « J’ai désormais des plans plus précis et un calendrier à soumettre aux investisseurs », apprécie-t-il. « On va pouvoir construire », complète Jean Nouvel.

D’après Le Parisien | Jérôme Bernatas | Publié le 17.12.2012, 04h13

La triste histoire de l’île Seguin

Combien de tours sur l’île Seguin? Cinq, quatre, une? Au fil des mois, le projet que le maire de Boulogne, Pierre-Christophe Baguet, a commandé à l’architecte Jean Nouvel, ne cesse de rétrécir. Au point que ce sont trois versions, de la plus haute à la plus basse, qui ont été présentées le 21 novembre au cours d’un conseil municipal à huis clos, suivi d’une séance publique houleuse, comme toujours à Boulogne quand le sujet vient sur le tapis.

Libération a fait plusieurs récits de cette invraisemblable saga, que l’on peut lire, entre autres, ici . Mais on peut aussi réviser avec cette animation anonyme et informée postée sur You Tube:

Alors que quatre ans après son arrivée à la tête de la municipalité, Pierre-Christophe Baguet n’a toujours pas réussi à attirer un investisseur, il  a annoncé que ces trois projets seraient soumis à un vote de la population le 16 décembre. Jean-Pierre Fourcade, le précédent maire, et Thierry Solère, l’ancien premier adjoint, tous deux à droite et tous deux dans l’opposition, ont immédiatement appelé les Boulonnais à ne choisir aucune des trois moutures. Pendant ce temps-là, court toujours le recours qu’ont introduit six associations contre la révision du Plan local d’urbanisme voté en juin 2011.

D’après GrandParis blogs

Expo et réunions autour de l’Île Seguin

3 réunions avec le Maire de Boulogne-Billancourt pour en savoir plus avant de voter pour le projet que vous préférez ; à découvrir ici : ilseguin2012.fr

Un seul regret : les 3 projets se ressemblent beaucoup et il n’y a pas d’alternatives autres ou des possibilités de voter blanc ou contre, semble-t-il …

Vous pouvez aussi voter directement en ligne sur le site.

 

Les trois nouveaux projets de Nouvel pour l’île Seguin

INFO LE FIGARO – Le 21 novembre, l’architecte et le maire de Boulogne-Billancourt ont présenté aux élus trois moutures qui vont être soumises au vote des habitants, du 24 novembre au 16 décembre. L’ancienne friche industrielle pourrait enfin redémarrer.

Empêtrée dans une interminable opération d’aménagement, l’île Seguin va-t-elle enfin sortir de la paralysie? Peut-être. C’est en tout cas le souhait du maire UMP de Boulogne (92), qui s’apprête à faire voter les habitants afin qu’ils se prononcent sur l’avenir des anciens terrains Renault. «Il y a un moment où il faut sortir des chicaneries et avancer», insiste Pierre-Christophe Baguet. Depuis le départ du constructeur automobile en 1992, cette langue de terre de 11,5 ha est en effet devenue l’île de la discorde. Comme le projet de la Fondation François Pinault, qui claqua finalement la porte en 2005 pour s’exiler à Venise, d’autres s’y succèdent sans jamais aboutir.

Principale crainte actuelle? Que cette friche industrielle ne soit défigurée par de hauts gratte-ciel, à l’instar du projet initial de Jean Nouvel, qui prévoyait en 2010 cinq tours dont une culminant à 120 m. Face au rejet des habitants, mais à leur impatience de voir les choses se concrétiser, le maire a demandé à l’architecte de revoir sa copie. Le résultat a été présenté mercredi soir aux élus du conseil municipal en présence de Jean Nouvel qui a imaginé non plus un mais trois projets.

La plus belle concentration culturelle d’Eu­rope

Le premier comporte toujours quatre tours d’une centaine de mètres mais offre dans le même temps un vaste jardin de plus de 13.000 m2, plus d’espaces culturels et moins de commerces. La seconde hypothèse ne retient qu’un seul belvédère de 110 m, presque autant de jardins que dans la première version, mais un peu plus de commerces et 10.000 m2 de structures culturelles en moins. Enfin, la dernière esquisse ne comporte, certes, plus aucun point haut. Mais, revers de la médaille, le jardin est amputé de moitié. «Ce qui change, résume Pierre-Chris­tophe Baguet, c’est le traitement des espaces publics.»

Projet 3: Vu du pont Daydé
Projet 3: Vu du pont Daydé Crédits photo : Ateliers Jean Nouvel

La nouveauté viendra aussi des 4500 m2 d’équipements sportifs proposés dans tous les cas de figure. «Ce qui est également commun aux trois propositions, ajoute le maire, c’est que nous aurons la plus belle concentration culturelle d’Eu­rope, avec la Cité musicale du conseil général sur la pointe aval, l’espace R4 dédié à l’art contemporain à l’autre bout de l’île, le complexe cinématographique de 16 salles, un équipement consacré aux arts numé­riques. Autre point commun: la circulation automobile très limitée. C’est pour cette raison qu’il y a peu d’hébergement. Sinon, cela deviendra l’île des voitures.»

Pierre-Christophe Baguet assure que les trois projets sont équilibrés financièrement. «Pour les contribuables de la ville, cela ne changera rien, ni fiscalement, ni financièrement.» La parole est maintenant aux Boulonnais. Initiative originale, les habitants sont invités à voter pour déterminer des trois projets celui qui prendra forme sur l’île Seguin. Le vote se déroulera du 24 novembre au 16 décembre, par courrier, sur Internet ou directement dans l’un des bureaux de vote mis en ­place. Pour l’aider à se décider, on enverra sous peu à chaque habitant un dossier complet. Bon à savoir, le vote blanc ne sera pas possible. «168 millions d’euros ont déjà été engagés par la précédente équipe municipale, précise Pierre-Christophe Baguet. Repartir de zéro, cela coûterait très cher.»

L’AQBB aux Journées de l’Habitat Fluvial

Olivier, bateau LUNE, était présent pour représenter l’AQBB samedi et dimanche au Bassin de la Villette à Paris :

« Malgré la pluie samedi, beau soleil dimanche, beaucoup de monde, et une trentaine de bateaux pour les Journées de l’Habitat Fluvial. Ces journées furent très agréables, plein d’artisans et d’experts étaient présents. Chapeau bas à l’ADHF pour avoir organisé ses journées utiles.

Conférence samedi sur l’obtention du certificat communautaire (qui remplace le certificat de bateau) et du certificat d’établissement flottant. VNF, PAP et SNS étaient là.
Vous trouverez sur le site de l’ADHF une synthèse des textes réglementaires.

Pour le nouveau règlement des listes d’attente, il existe une commission consultative a laquelle prennent part VNF, PAP, un représentant des services territoriaux. 2 places sont réservées aux propriétaires de bateaux : 1 pour l’ADHF et j’ai demandé que la 2ème soit réservée à un représentant de l’AQBB. VNF a accueilli l’idée favorablement. Cette commission devrait se réunir pour la 1ère fois avant la fin de l’année.

Comme évoqué précédemment, il serait donc bienvenu que nous ayons de plus en plus de bateaux en règle dans l’AQBB pour siéger dans cette commission. C’est aussi l’occasion de démarcher de nouveaux bateaux car nous devenons de plus en plus représentatifs et notre voix va porter davantage. »